Edito du mois de janvier

                   Bonjour à tous !

Il est encore temps de vous présenter mes meilleurs vœux pour cette année 2012. Je vous souhaite à tous de vous développer professionnellement tout en donnant du sens à vos projets !

On entend beaucoup parler de crise et de chômage.  Néanmoins, chez Birdeo nous constatons que même si les robinets de l’emploi ne sont pas ouverts à plein régime,  la demande de compétences ciblées demeure importante et le secteur continue de se professionnaliser.

Les sujets qui ont le vent en poupe ? Au vu de nos discussions avec les clients et les candidats, nous pouvons dégager quelques tendances. Par exemple, les compétences liées à l’ISO 14 000 font toujours recette ainsi que toutes celles permettant d’améliorer l’efficacité énergétique. De plus en plus, on parle de biodiversité et d’approvisionnement. Le « fameux article 225 » précisant les modalités d’application d’un reporting social et environnemental devrait également générer un certain nombre de besoins liés à compétences.

De nombreuses entreprises cherchent pro-activement à inventer et identifier des nouveaux business models adaptés à des contraintes sociales et environnementales beaucoup plus fortes qu’elles ne le sont aujourd’hui. Les talents capables de les accompagner sur ces sujets-là ont également de belles perspectives devant eux !

Nous avons choisi pour cette newsletter plus spécifiquement de nous intéresser aux métiers qui permettent à la ville de demain de s’organiser et en particulier ceux liés au bâtiment durable.

Les objectifs du plan bâtiment Grenelle sont ambitieux et des premiers résultats et exigences sont attendus dès 2012. Par exemple, tous les nouveaux bâtiments doivent être construits en BBC (Basse Consommation). Tous les bâtiments de l’Etat et des services publics doivent avoir engagé une rénovation énergétique d’ici à la fin de l’année.  Les objectifs environnementaux sont ambitieux, mais j’espère que les débats pour la présidentielle vont permettre de faire émerger des opportunités et des objectifs sociaux. Il ne faudrait pas oublier que se loger, voire même se chauffer car on parle de plus en plus de précarité énergétique reste un problème majeur pour beaucoup trop d’entre nous.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Caroline Renoux

 

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Publication

 

Photo issue du site : http://www.blog-habitat-durable.com

 

L’ouvrage que nous mettons en avant aujourd’hui s’intitule « Bâtir pour la santé des enfants », de Suzanne Déoux, avec la collaboration de Véronique Girard, publié en octobre 2010.

Il part d’un constat simple. Aujourd’hui, l’énergie est le pilier principal sur lequel les efforts écologiques se portent. Cette tendance est liée un encadrement législatif très précis et une dimension de coûts plus facilement appréciable. Mais qu’en est-il de la santé ? Doit-elle se résumer à la qualité de l’air ? Ne génère-t-elle pas des coûts induits conséquents ? Nos enfants, particulièrement vulnérables aux agressions de leur environnement direct, doivent-ils payer le prix de nos choix de construction ?

Cet ouvrage répond à bon nombre de problématiques sanitaires dans les bâtiments où vivent, jouent, crient et apprennent nos enfants. Ces enjeux considérables reposent sur une conviction : « c’est un devoir aujourd’hui, une responsabilité demain ». Cet ouvrage structuré en 24 chapitres dresse de manière exhaustive les paramètres des bâtiments, et leur influence sur le développement cognitif, psychologique, affectif, sanitaire et social de l’enfant.

Il s’adresse aussi bien aux acteurs du bâtiment, en tant qu’outil de travail et de référence. Il peut aussi sensibiliser les décideurs politiques, et les organisations de parents d’élèves, à des aspects concrets de l’environnement dans lequel évoluent nos enfants.

 

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Interview de l’Expert, Laurent Perez

Peux-tu te présenter ?

Bonjour, je suis Laurent Perez, et cela fait maintenant 10 ans que je travaille en tant qu’assistance à maitrise d’ouvrage (AMO). Après un bref passage par l’informatique bancaire, je me suis orienté vers le secteur du bâtiment, et plus précisément l’application des démarches de développement durable aux projets de construction, rénovation et aménagement.

 

Qu’est-ce que l’Assistance à maitrise d’ouvrage (AMO)

Synthétiquement, l’AMO accompagne le maître d’ouvrage tout au long du projet : programmation, choix du maître d’œuvre, conception, choix des entreprises, chantier, réception et exploitation. Sa mission consiste à fixer des objectifs environnementaux, sociaux et économiques pertinents pour le projet, puis s’assurer que ces objectifs sont tenus en construction et dans la vie du bâtiment. Cet accompagnement porte autant sur les aspects techniques, qu’organisationnels et méthodologiques.

Souvent démunis face à ces nouvelles façons de mener un projet, de plus en plus de maîtres d’ouvrages choisissent de se faire accompagner par un professionnel.

 

Peux-tu nous expliquer ton parcours ?

Je suis issu d’une formation initiale d’ingénieur généraliste, diplômé de l’école nationale supérieure d’arts et métiers (ENSAM) et de l’université de Cardiff.

Après quelques années d’expérience dans le secteur de l’informatique bancaire, je suis désireux de m’impliquer dans une profession en accord avec mes valeurs et convictions personnelles. Je décide alors d’orienter ma carrière vers les métiers liés au développement durable, en particulier ceux appliqués au secteur du bâtiment, un domaine qui m’était particulièrement familier.

Pour ce faire, je choisis un Master professionnel en alternance, « Habitat, Urbanisme et Transport durable » à l’ISEAM, d’une durée de 14 mois.

Employé en CDI à la suite de mon stage, je mets à profit mes compétences et mes nouvelles connaissances pour la société Ecofys. En tant que consultant « Energie et performance du cadre bâti », je passe 3 années très stimulantes au sein de ce bureau d’études d’envergure européenne.

A la suite d’une restructuration de la société, je saisis l’opportunité de concrétiser une envie que je nourrissais déjà depuis plusieurs années, celui d’être entrepreneur. C’est en 2009 que je décide de créer Duréo.

 

Peux-tu nous en dire davantage sur ta vision ? As-tu des exemples de projets pour illustrer tes propos ?

Le risque aujourd’hui est d’avoir une vision simpliste et purement technique du sujet. Or, un projet de bâtiment soutenable est un projet sur lequel on a su positionner des ambitions adaptées, à la fois sur le volet environnemental -énergie, eau, déchets, chantier, matériaux…- mais aussi sur le volet économique -coût d’investissement, coût d’entretien-maintenance…- et le volet social - insertion professionnelle, sensibilisation …-

Le but n’est pas de positionner les curseurs au maximum sur tous les sujets mais plutôt de trouver le profil le plus ambitieux pour le projet donné.

Nous travaillons actuellement sur plusieurs réhabilitations lourdes de groupes scolaires. En plus du volet technique extrêmement intéressant, ces opérations présentent une dimension sociale particulièrement importante. Il s’agit de réhabiliter de manière exemplaire un bâtiment destiné à accueillir les générations futures. Cette opération constitue donc un véritable projet pédagogique pour les 30 prochaines années sur bien des sujets : énergies renouvelables, gestion des déchets, consommation d’eau potable …

Par exemple, nous nous chargeons d’inscrire dans le cahier des charges de l’opération des actions de sensibilisation auprès des élèves ou des riverains (information, visites de chantier) ou des actions permettant l’appropriation par les élèves de leur future école (décoration, espaces verts…).

Quels sont à ton avis, les compétences ou savoir-être nécessaires à ce poste ?

Notre métier est de prévoir ce qu’est un bâtiment adapté aux enjeux de notre société, il y a donc une nécessité de maintenir une importante veille, qu’elle soit technique, technologique, réglementaire ou méthodologique.

C’est aussi un métier de conduite du changement, il faut donc disposer d’une bonne capacité de conviction pour fédérer tous les acteurs autour de cette nouvelle vision de l’acte de bâtir.

La transversalité impose une ouverture d’esprit mais aussi et surtout un esprit critique exercé. Il ne se passe pas un jour sans que fleurisse un produit « développement durable ». Hors un projet soutenable n’est pas une juxtaposition de produits verts…c’est avant tout un projet réfléchi et adapté à son contexte.

Pour conclure, je dirais que l’AMO-HQE se doit d’être un éternel optimiste et interpréter les crises comme une opportunité de changement. Dans notre métier, il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions !

As-tu des projets futurs ?

Mes projets portent notamment sur le développement de travaux collaboratifs avec les partenaires de notre réseau professionnel. Ce type d’approche apporte une dimension collective à notre métier et permet de faire émerger des réponses innovantes aux enjeux qui nous concernent tous.

 

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Agenda

agenda des évènements à venir

 

 

 

 

 

En janvier, Birdeo sera présent aux évènements suivants:

– Forum Novancia le 24 Janvier à Montparnasse (75014);

– Les journées métiers de Paris Dauphine le 25 janvier;

– Participation à une journée de réflexion sur les compétences en développement durable au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable le 26 janvier, à Paris

– Les rencontres Doctorants de l’Ademe le 31 Janvier à Angers

 

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Focus Métier : Architecte en qualité environementale

Image issue de : http://www.verdi-ingenierie.fr/nos_references.php

 

L’architecte en qualité environnementale 

 

Missions 

A la manière d’un architecte classique, il est le garant de la conception, la réhabilitation ou l’adaptation de tous types de bâtiments (habitation, siège social, usine, bail, quartier…).

 

L’architecte environnemental se différencie dans le sens où il place au centre de ses préoccupations l’impact environnemental de ses projets.

Pour cela, il mène des études sur :

-          la situation géographique du site (topographie, climat, exposition, …),

-          la réglementation locale (plan d’urbanisme local (P.L.U)),

-          les filières locales (choix de matières premières, expert disponible, valorisation des déchets de chantiers)

-          les sources d’énergies disponibles (fossiles mais surtout les énergies nouvelles renouvelables (ENR))

-          les différentes normes/certifications existantes.

A la suite de ces études, il va hiérarchiser un certain nombre d’actions et formuler ses recommandations pour les actions à effectuer. Cette méthodologie permet de réaliser une optimisation écologique par rapport au bâtiment : diminution des consommations d’énergie, utilisation de matériaux recyclés, récupération d’eaux pluviales, design adapté à l’environnement direct, …

L’architecte peut intervenir sur différentes phases du projet (choix du terrain, conception, expertise / conseil, évaluation économique, montage financier, réception des travaux, design, programmation, préconisation…). Il est aussi le responsable des documents techniques et légaux (permis de construire, démarches administratives, appels d’offres, documents de suivi).

L’architecte rencontre les clients, dirige les chantiers et entretient des contacts avec ses différents interlocuteurs (public ou privé). Homme ou femme de terrain, il gère sa mission de bout en bout.

Ses clients 

Le particulier, l’élu local, le commerçant, le promoteur, l’industriel, les copropriétaires, l’agriculteur…

Profil 

Diplôme d’architecte décerné par le gouvernement (DPLG), Bac+5

Formations 

 Il existe 20 établissements dépendant du ministère de la Culture (6 en Île-de-France et 14 en province) ; et 2 autres écoles : INSA Strasbourg, (ingénieurs/architectes), et École spéciale d’architecture (ESA).

-          école nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville

-          école nationale supérieure d’architecture de Bretagne (à Rennes)

-          école nationale supérieure d’architecture de Toulouse

Formation pour les professionnels 

École Supérieure du Patrimoine École de Chaillot (Paris)

 

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Fiche métier : ingénieur efficacité énergétique des bâtiments


L’ingénieur en efficacité énergétique des bâtiments :

Voici l’un des métiers dit « métier vert » qui s’est fortement développé avec l’essor du développement durable. Comme son nom l’indique, l’ingénieur efficacité énergétique des bâtiments effectue des audits énergétiques des bâtiments. Méthodologiquement, cet audit énergétique comprend plusieurs tâches : pré-diagnostic, diagnostic, simulation thermique, études spécifiques d’économies d’énergies et déploiement de mesures. Cet audit est souvent réalisé en parallèle d’un bilan carbone.

Sa démarche permet de réduire la consommation d’énergie, ce qui induit une réduction des coûts liés à cette consommation. C’est un profil de plus en plus recherché, notamment dans les groupes immobiliers, qui prennent en compte cette démarche pour remporter des parts de marchés.

Il conçoit des installations de services énergétiques (chauffage, production d’électricité, de froid, climatisation…) et pilote leur mise en place. Il peut être amené à effectuer un suivi des consommations, si cela est mentionné dans son contrat. De par sa position d’expert, il maîtrise les moyens et enjeux liés aux énergies nouvelles renouvelables.

Il assure aussi une veille technologique et réglementaire en construction durable. Il participe à des groupes de travail transverses et sensibilise les différents acteurs pour l’orientation de la politique d’innovation (dynamique, choix stratégiques).

Profil : Diplôme d’ingénieur (Bac+5) spécialisé en efficacité énergétique ou/et qualité environnementale des bâtiments

Formation : Ingénieur généraliste (Arts et Métiers ParisTech, Ecole des Mines,…) ou thermicien (Insa, Centrale) ou diplômé de niveau bac + 5 (mastère spécialisé en énergétique ou dans la qualité environnementale des bâtiments)

Une maîtrise d’un ou plusieurs logiciels spécifiques à son activité est indispensable.

 

Formation pour les professionnels : O2 formation propose une formation « Expert en efficacité énergétique »  Le CNAM propose également une formation intitulée Diplôme d’ingénieur spécialité énergétique.

Ses clients : cabinet de conseil, cabinet d’assistance à maîtrise d’ouvrage, entreprise privée, bureau de contrôle technique, société de maintenance et d’exploitation.

 

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Edito du mois de décembre

Bonjour à tous,

Pour ce dernier mois de l’année nous proposons un focus spécial sur le commerce équitable et ses métiers associés. Notion apparue dans les années 60, le commerce équitable est un système d’échange dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. En particulier, il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout spécialement au Sud de la planète.

Les quatre principales structures internationales sont : FLO, WFTO, NEWS et EFTA – Elles s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changement dans les règles, et pratiques du commerce international conventionnel.

Les métiers associés sont passionnants et très diversifiés ! Nous en avons détaillés 4 au sein de ce focus. Ne manquez pas non plus l’interview de l’Experte du mois, Christelle Ayglon, qui parcourt l’hémisphère Sud dans le but d’accompagner les producteurs dans l’amélioration de leurs pratiques.

Je pense qu’il est important de soutenir ces métiers et de valoriser ces compétences.  En effet, on entend parfois que le commerce Nord Sud provoque beaucoup de dégâts et de pollution. Alors que la crise s’installe, ne doit-on pas se recentrer sur nos pays ? Je suis convaincue du contraire ! Un équilibre Nord Sud doit s’installer. Mais il est vrai que l’accompagnement apporté par les Experts du Commerce Equitable entre dans une équation complexe à résoudre …D’où l’importance de valoriser ces compétences rares et difficiles à acquérir.

Bien sûr Noel approche, alors nous avons choisi de vous parler d’une entreprise de commerce équitable et de réinsertion qui propose du chocolat issu de filières certifiées : Puerto Cacao.

Je vous souhaite une bonne lecture et d’excellentes fêtes de fin d’année.

 

 

 

 

Caroline Renoux, fondatrice de Birdeo

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Interview de l’expert : Certification de filière équitable

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Christelle Ayglon, cela fait plus de 10 ans que je travaille au sein d’entreprises à l’international.

J’ai débuté mon parcours au sein de Oxfam Fair Trade Ltd au Royaume Uni, en participant au développement de leur gamme de produits alimentaires issus du commerce équitable. Par la suite, j’ai intégré leur programme de développement à l’international. J’étais chargée d’organiser des formations pour sensibiliser des coopératives à la double certification équitable et biologique. Le principe était de les informer sur tous les avantages que pouvait leur apporter leur recours au commerce équitable et d’ identifier les groupes capables de répondre à ces demandes sur le marché du Royaume-Uni. Par la suite j’ai travaillé pour Fairtrade International (FLO) au siège en Allemagne, où j’étais chef de produit pour le cacao, le sucre et le miel. Enfin, j’ai pris un poste à la direction régionale en Afrique dans le cadre d’un programme d’appui technique pour la mise en place de certifications.

Depuis mon retour en France en 2009, je suis impliquée dans des projets internationaux de commerce équitable, de gestion de projet et de mise en place de stratégie de Développement Durable.

Peux-tu nous expliquer ton parcours ?

A l’origine, je suis titulaire d’un BTS tourisme (conception et commercialisation) et j’ai travaillé comme forfaitiste dans l’industrie du tourisme. Ensuite, je suis allée tenter ma chance en Angleterre. La première étape a été pour moi de prendre des cours de langues pendant une année, puis en 1996, j’ai intégré l’Université d’Oxford Brookes en vue d’obtenir un Bachelor of Arts. C’est au cours de cette formation que j’ai étudié le marketing et le commerce international.

Très tôt, je me suis particulièrement intéressée au marketing social et au droit social et j’ai été passionnée par un cours de “Management appliqué aux organisations à but non lucratif” qui était la spécificité de cette formation. J’ai rapidement su que je voulais mettre mes connaissances en commerce international et marketing au service d’une cause.  A la fin de ce parcours universitaire j’ai rédigé un mémoire de recherche pour Oxfam Fair Trade axé sur le principe d’adoption des produits équitables et biologiques par les consommateurs. Ca a été ma toute première implication dans le domaine du commerce équitable. Puis mon parcours a pris une dimension résolument internationale lorsque j’ai travaillé en Afrique et en Amérique Latine dans le domaine de l’import- export toujours en lien avec le commerce équitable. A vrai dire, j’ai eu la chance de faire mes études dans un pays où déjà, dans les années 90, le commerce équitable avait une importance réelle sur le marché.

Des projets ?

J’ai toujours un intérêt marqué pour le commerce équitable. D’autant plus que j’ai constaté l’impact de cette démarche sur les communautés du sud. Mais je suis également convaincue que ce n’est pas le seul moyen pour les entreprises de s’engager dans le développement durable de façon stratégique.

Aujourd’hui, je souhaite élargir mes connaissances en certification par la maîtrise de normes telles que ISO 26000, ISO 14001ou encore ISO 9001. J’aimerais aider les entreprises à faire du développement durable un atout stratégique, c’est dans cette optique que je suis actuellement une formation en « Gestion de la qualité globale et du Développement Durable » au CNAM. J’aimerais aussi élargir mes domaines d’intervention au-delà du secteur agricole, en apportant une expertise à des secteurs très diversifiés comme le textile, les biens de consommation ou encore le luxe…

Finalement, quelque soit le secteur, j’aimerais m’investir au niveau stratégique d’entreprises internationales qui adoptent une démarche de développement durable d’une manière globale et intégrée.

Merci !

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Actualités du mois de décembre

Dans ce focus “Actualités”, Birdeo vous propose un retour sur la soirée “Virtuous Circles” organisée avec Tinkuy. Frédéric Poussard, co-fondateur de Tinkuy témoigne:

“ Nous avons eu le plaisir d’accueillir des pionniers de l’innovation et du développement durable lors d’une soirée d’échange et de débat en partenariat avec Birdeo le 17 novembre dernier à La Ruche. Une vingtaine de participants ont pu échanger idées et projets autour de 3 thématiques liées à l’innovation durable et illustrées par des projets concrets.
Cet échange marque la première étape d’un projet de concertation et d’intelligence collective sur l’innovation durable.  Il s’agit d’une plateforme d’échange et de partage dont le but est de favoriser l’entraide entre pionniers afin de favoriser l’émergence de projets innovants et durables. Pour savoir qui est l’expert de quoi, un système de réputation numérique tient compte des votes et des avis de toute la communauté. Un système de monnaie virtuelle permet également aux “meilleurs” participants d’échanger services et ressources sans dépenser d’euros.  Les premiers participants continuent d’échanger de façon transparente sur ce site web en cours de développement : retrouvez-nous sur “Virtuous-Circles.com

 

Par ailleurs, pour évoquer l’actualité de ce mois de décembre axée sur  la  thématique de commerce équitable, nous vous proposons de découvrir les chocolats de Puerto Cacao, au positionnement gourmet, solidaire et durable dont les filières sont labellisées par Max Havealaar.

Enfin, nous vous proposons de (re)découvrir le site MesCoursesPourLaPlanete.com et son idée de cadeau à prix très raisonnable…Le site vous propose sa solution à la fois originale, économique et écologique grâce à des bons-cadeaux téléchargeables, qui offrent du temps à partager. Le concept repose sur la notion de dématérialisation :  ”moins de biens, plus de liens” !

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Focus métier : les métiers du commerce équitable

En France, on constate une progression certaine de la notoriété des produits du commerce équitable.  Le potentiel de progression de ce marché tend résolument à prendre de l’importance. D’ailleurs la notion de commerce équitable comprend de nombreux métiers de la création d’une filière certifiée à l’ouverture d’un commerce spécialisé. Le commerce équitable peut, de la même façon, concerner différents types de produits tels que les produits alimentaires, le textile, la cosmétique ou encore toutes sortes de biens de consommation. Nous vous proposons 3 métiers axés sur cette notion d’équité :

L’ acheteur en entreprise est une fonction primordiale, notamment dans les entreprises de production et de transformation. C’est une fonction qui est, par nature, applicable au commerce équitable.  On remarque que la fonction achat est souvent associée à l’idée de réduction des coûts. L’acheteur a pour rôle d’assurer la qualité des produits et les délais de livraison. Dans l’optique d’une démarche de Développement Durable, l’acheteur a la possibilité d’ imposer certains critères aux fournisseurs via un cahier des charges (charte, code déontologique, etc.) qu’ils devront satisfaire en vue d’ obtenir le marché. Ces critères peuvent être d’ordre environnemental et s’appuyer sur des normes de type ISO 14001 et social (norme de type SA 8000).

L’idée est d’assurer un partenariat durable entre les deux parties, l’acheteur se doit (à travers les valeurs de son entreprise) d’être exemplaire dans ce domaine.

La priorité n’est donc plus de trouver des fournisseurs qui proposent les meilleurs prix et délais pour l’acheteur mais d’instaurer des liens durables via un certains nombre d’engagements. En ce sens, un audit peut être mené pour évaluer si les différents critères sont bien respectés par les fournisseurs.

Profil : On retrouve généralement des profils de personnes titulaires d’un master en commerce international avec une spécialisation en développement durable.

Formation : Master 2 en commerce international / sciences économique ou commerce

Pour les professionnels : Une formation spécifique existe à Lyon Formation au commerce équitable et achats responsables 

Le Chef de produit commerce équitable assure le suivi de la vente de produits artisanaux, textiles, alimentaires ou cosmétiques dans le respect des principes d’équité et de transparence du commerce équitable. Il veille à assurer une juste rémunération du travail des producteurs et des artisans les plus défavorisés, afin de leur permettre de satisfaire leurs besoins élémentaires (santé, éducation, logement, protection sociale). Il est aussi le garant du respect des droits fondamentaux (engagement contre l’esclavage et de l’exploitation des enfants). Enfin, il instaure des relations durables entre les partenaires économiques et favorise la préservation de l’environnement.

Profil : Il est nécessaire de posséder des compétences en commerce et en négociation, avec si possible une expérience en ONG ou au sein d’une association. On retrouve souvent des profils issus de grandes écoles de commerce et/ou de masters spécialisés en développement durable.

Formation : HEC , master 2 management et développement durable proposant un module sur le commerce équitable.

ESSEC, chaire entrepreneuriat social.

Ecole privée internationale de commerce et développement 3A (Lyon), diplôme spécialisé certifié niveau II (bac +4).

L’animateur en écotourisme travaille dans le tourisme de proximité plus respectueux des hommes, de l’environnement et au service de la solidarité internationale.

L’animateur sensibilise les touristes à la nature et au  patrimoine culturel local. Il contribue ainsi à la protection de l’environnement et à l’amélioration des conditions de vie des populations locales (création d’emplois, valorisation du patrimoine culturel).

Les français sont très réceptifs  au tourisme vert, l’industrie touristique s’engage donc progressivement sur la voie du développement durable. Les producteurs en tourisme d’aventure et écotourisme, les centres de plein air, les compagnies d’excursion, les parcs naturels régionaux, les parcs nationaux recrutent ce type de profil.

Profil : Pour occuper ce type de poste, il est nécessaire de justifier d’une expérience réussie dans le tourisme « classique » avec idéalement une autre expérience au sein d’une association de protection de la nature ou au sein d’une ONG.

 Formation : Il est difficile de trouver une formation dédiée mais il existe des licences professionnelles adaptées.  Sciences humaines et sociales aménagement du territoire et urbanisme spécialité coordinateur de l’action touristique locale et du développement durable des territoires (Paris X)

Concepteur accompagnateur en écotourisme (Angers).

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